Dussehra constitue une fête hindoue de grande importance, célébrée en amont de Diwali. Également désignée sous le nom de Vijayadashmi, cette commémoration se déroule le dixième jour de la quinzaine lumineuse (Shukla Paksha) du mois d’Ashwin, selon le calendrier hindou.
Partout en Inde, Dussehra est célébrée avec faste et enthousiasme. Ce festival symbolise la victoire du bien sur le mal. Toutefois, à mon sens, le mal que représentent les vacances scolaires et la suspension des activités éducatives l’emportent en cette période de festivités. Selon la tradition, ce jour-là, le seigneur Rama aurait vaincu Ravana, ainsi que la déesse Durga, Mahishasura.
Les célébrations de Dussehra varient selon les régions du pays. À cette occasion, des effigies de Ravana, de son frère Kumbhakarna et de son fils Meghnad sont incendiées. Des foires et des expositions sont organisées dans de nombreux endroits. Ce moment constitue également une opportunité propice à la mise en œuvre de nouveaux projets.
Bien que nous ayons l’habitude d’assister chaque année à la crémation des effigies, cette année, nous avons décidé de rester éloignés des lieux publics. La principale raison en est la foule déchaînée et le manque d’organisation responsable. À certains endroits, nous avons observé des effigies brûlées à proximité immédiate de résidences. Ce spectacle était effrayant. Les organisateurs, ignorant les lois et mettant en danger la sécurité des résidents, ont installé ces effigies en vue de célébrer l’événement. Bien que la liberté de religion soit garantie en Inde, celle-ci ne doit pas se faire au détriment de la sécurité, surtout lorsque les embouteillages et le stationnement saturé prolongent considérablement les délais d’intervention des services d’urgence.
Au moment où je rédige ces lignes, l’indice de qualité de l’air (IQA) à Delhi a dépassé 500. Les restrictions de niveau IV sont en vigueur. Les établissements scolaires sont fermés et fonctionnent en mode d’enseignement à distance. Bien que nous soyons tous attirés par la crémation des effigies, il me paraît essentiel de respecter l’environnement et d’éviter toute activité polluante. Nous pouvons plutôt choisir de brûler l’effigie du mal qui réside en nous, en diffusant la lumière et la joie autour de nous, en poursuivant nos modestes initiatives philanthropiques.


